Archives de la catégorie ‘Live Reports’

The Script se produisait pour la première fois au Caribana Festival au port de Crans-près-Céligny à Nyon et avait l’honneur de refermer cette édition 2018 avec un concert énergique et saisissant.

Les suisses ont enfin eu droit à leur séance de rattrapage, suite à l’annulation en mars dernier du concert des irlandais à Zürich pour des raisons de santé du chanteur. C’est donc le Caribana Festival mais surtout la Suisse romande, un côté du pays où ils se font rare, qu’ils se sont produits ce samedi 9 juin et autant dire qu’ils étaient très attendus.

Le concert démarre fort avec Superheroes, Rock The World et Paint The Town Green où sur ce dernier les confettis viennent peindre la petite ville de Nyon en vert. Seulement trois premières chansons qui ont suffi à étonner le groupe de ressentir déjà tant d’amour de la part de son public suisse mais un amour qui va dans les deux sens. Les irlandais se montrent proche des leurs fans. La communion est totale, l’ambiance ne retombe à aucun moment et « l’énergie ne meurt jamais », si bien que The Energy Never Dies est interprété au milieu de la foule par un Danny O’Donoghue qui n’hésite pas à faire plaisir aux spectateurs.

Le trio interprète quelques-uns des meilleurs morceaux du dernier album Freedom Child ainsi que ses singles, Wonders, Rain, Arms Open, No Man Is An Island mais passe en revue aussi ses anciens disques avec une setlist bien conçue, No Good In Goodbye, Nothing et les très attendus The Man Who Can’t Be Moved et Hall Of Fame et plus la soirée défile, plus on assiste à un concert qui se démarque des précédents du festival. La pluie de confettis refait son apparition à deux autres reprises encore, le chanteur redescend de scène et l’échange avec le public se fait de plus en plus fort.

The Script a littéralement retourné le Caribana et se produisant en fermeture du festival s’est même autorisé à prolonger son show de 15 minutes. Un concert grandiose pour une magnifique fin de soirée et de festival.

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Le chanteur britannique démarrait ce 7 juin sa tournée estivale et faisait honneur à la Suisse pour sa première date dans le cadre du 28ème Caribana Festival pour un moment de délicatesse et d’émotion.

Passenger faisait son retour au Caribana Festival, au port de Crans-près-Céligny à Nyon, quatre ans après son premier passage et ne cachait pas son bonheur d’y revenir. L’artiste aussi lumineux que sa musique avait même emmené avec lui en ce 7 juin quelques éclaircies, après plusieurs soirées consécutives pluvieuses, ce qui l’interpella, « il ne pleuvra pas ! »

Passenger était très attendu hier soir pour cette nouvelle tournée des festivals open air avant la sortie de son nouvel album Runaway le 31 août prochain. Une tournée estivale qu’il a démarré pas cette date suisse avec sa bonne humeur, son humour mais surtout seul avec sa guitare. Il est rare d’assister au concert d’une tête d’affiche dans ces conditions où seul un micro est posé au milieu d’une grande scène mais comme l’a dit le chanteur lui-même, Passenger c’est lui, Mike Rosenberg et on aurait pu le croire un peu perdu au milieu de cette scène vide mais non, le britannique à cette force d’envahir l’espace par sa musique et son talent. C’est donc sans ses musiciens que le chanteur se produit pour un moment acoustique, doux et captivant. Les fans retrouvent une belle setlist dont le très attendu Let Her Go, le premier single extrait de son prochain disque Hell Or High Water ou encore une reprise de Simon and Garfunkel, The Sound Of Silence. L’artiste est en totale osmose avec son public, ce dernier est pendu à ses lèvres, rit à ses blagues et répond à toutes ses demandes.

Une petite heure de concert seulement mais ce moment acoustique inattendu a séduit tout le monde dès les premières secondes. Passenger a embarqué le public suisse par la seule force de sa douce folk et de sa voix unique qui transmet tant d’émotions.

Nicola Sirkis et sa bande posaient leur 13 Tour en Suisse, à l’Arena de Genève, ce jeudi 26 avril. Une tournée magistrale démarrée en février dernier avec un dispositif vidéo impressionnant mais peu adapté pour la Suisse. Les fans étaient tout de même dans l’ambiance et avaient réservé un accueil chaleureux que seul Indochine peut recevoir.

Les fans suisses d’Indochine s’étaient donné rendez-vous très tôt pour cette unique date en salle dans le pays sur cette nouvelle tournée. Si le manque d’organisation à l’entrée de l’Arena de Genève pour de tels concerts manque cruellement à chaque fois, certains fans ont tout de même été récompensé d’une bien belle surprise en se voyant attribuer la fameuse zone 13. 400 chanceux sont tirés au sort chaque soir au moment du scannage des billets et assistent au concert au plus près de la scène et autant dire qu’ils affichent tous la même expression sur le visage, le même sourire jusqu’aux oreilles lorsqu’ils découvrent l’endroit.

Alors que l’attente dans la salle se fait au son de la discographie du génie David Bowie, les fans découvrent le fameux « vaisseau spatial » au plafond qui a posé bien des problèmes quant à son installation pas adapté pour cette salle suisse comme Nicola Sirkis expliquera plus tard dans la soirée où il aura fallu 2 jours pour chercher une solution pour que les gradins puissent eux aussi assister à ce spectacle mais pas trouvée. Sur quoi le chanteur affichait sa déception de ne pas satisfaire pleinement les gradins. L’idée c’est encore le public qui l’a eue en s’installant dans les escaliers ou encore dans la fosse car le spectacle au-dessus des têtes démarre dès l’intro où l’on voyage à travers une galaxie, un énorme dispositif vidéo tellement bas depuis la fosse de l’Arena de Genève qu’il n’en est que plus impressionnant. L’émotion est indescriptible, les yeux restent fixés sur ce vaisseau spatial, comme hypnotisés. On change de planète, on se croit entrer dans un film de science-fiction, on quitte terre. Un Black Sky qui nous fait partir vers d’autres galaxies jusqu’en 2033. Les titres du dernier album s’enchaînent, Henry Darger et l’électro Station 13 puis on remonte le temps avec les rocks Adora et Alice et June où tout le monde est déchaîné. Le groupe fait redescendre un peu la température en plus d’avoir laissé exceptionnellement pour ce concert toutes les portes de la salle ouvertes vu le nombre de spectateurs dans la fosse, avec un moment de douceur. Tes yeux noirs pour lequel Nicola Sirkis s’invite dans la foule et La vie est belle mais cet instant calme sera de courte durée et le groupe invite de nouveau le public à danser, sauter, taper des mains avec ses tubes des années 80-2000 (A l’assaut, Canary Bay, Les Tzars, Paradize), la communion entre le groupe et ses fans est toujours intacte même après 37 ans de carrière. En plus des titres de l’album 13, le groupe fait plaisir à ses fans avec les morceaux les plus attendus, J’ai demandé à la luneCollege Boy, Trois nuits par semaine et un Electrastar acoustique, guitare/voix, très prenant et bien entendu L’aventurier avec des images à couper le souffle où l’on est au plus près du centre de la terre sous ce vaisseau.

Karma Girls vient clore cette soirée époustouflante et faire redescendre sur terre un public parti loin sans même avoir pris un avion, la salle se trouvant juste à côté de l’aéroport et en face du tarmac, ce qui étonnera toujours Nicola Sirkis puisqu’il s’agit de « la seule salle où l’on peut voir les avions décoller ! »

Les fans suisses pourront retrouver leur groupe préféré dans leur pays cet été. Indochine se produira au Paléo Festival de Nyon le dimanche 22 juillet (complet).

Julien Doré faisait son retour en Suisse pour une unique date dans le pays dans le cadre de sa tournée VOUS & MOI – Tournée acoustique solo. L’artiste a séduit le public du Théâtre de Beaulieu à Lausanne avec un concert entre douceur et humour.

Julien Doré est reparti sur les routes il y a quelques jours avec sa nouvelle tournée VOUS & MOI, complète en quelques jours seulement. Seul avec son piano et ses guitares, il fait redécouvrir ses chansons au milieu d’une scène au décor chaleureux, une sorte de petit salon recréé, on se sent invité chez lui.

L’artiste est heureux de retrouver son public qu’il n’a pas vraiment quitté depuis la fin en décembre dernier de son & Tour mais son sourire ne ment pas. Tout démarre en douceur avec Le lac et Les bords de mer, avant de prendre place derrière son piano afin de nous présenter le but de cette tournée acoustique, « mettre en avant ses musiques et ses textes », sur quoi, il enchaîne avec une chanson spécialement écrite pour la tournée mais complètement absurde et amusante, allant jusqu’à imiter Patrick Bruel. On l’aura compris, l’artiste retrouve vite ses marques en faisant le show et en nous faisant vivre un véritable spectacle en étant bavard et drôle, sortant des blagues en continu quitte à ne plus se prendre au sérieux et c’est aussi ce que recherche le public qui le connaît bien lorsqu’il va le voir en concert. Les fans entrent dans son jeu et vont jusqu’à l’encourager, toutefois, celui-ci montre aussi son côté tendre avec ses titres prenants, Sublime & Silence, Paris-Seychelles ou encore Porto-Vecchio ou ses reprises de France Gall et Christophe.

Tantôt poétique, tantôt blagueur mais toujours proche de son public. D’une reprise de Femme Like You (K-Maro) des plus sérieuses, on passe à un Coco Câline des plus généreux, interprété au milieu des spectateurs.

Si la soirée est allé de surprise en surprise, le final le fut tout autant. C’est accompagné de son fidèle panda que Julien Doré clôt son concert sur le titre Corbeau blanc et si le public a bien ri dès l’entrée de l’animal, le chanteur réussi néanmoins à capter l’attention de la salle sur lui et sur ce morceau poignant. Tout le talent de Julien Doré qui sait mettre l’émotion où il faut, quand il faut et rester surtout lui-même depuis toutes ces années. Un beau moment de partage entre lui et son public et que même seul sur scène, les fans sont conquis. Une tournée acoustique réussie et qui lui va bien.

Fidèle à la Suisse et surtout à Genève où Calogero revenait ce vendredi 13 avril dans la salle de l’Arena avec son Liberté Chérie Tour pour un concert rock, captivant mais aussi émouvant.

Il y avait foule ce 13 avril à l’Arena de Genève pour le retour sur scène de Calogero mais malgré une entrée en scène électrisante avec le titre éponyme du dernier album, il aura fallu un petit moment au public suisse pour entrer dans l’ambiance. Le sourire, l’enthousiasme et l’énergie du chanteur sans oublier une veste tombée peu de temps après le début du concert auront enfin fait leur effet sur les spectateurs.

Les titres s’enchaînent avec une scénographie exceptionnelle, un plafond de projecteurs et d’écrans sans cesse en mouvement en fonction des chansons, le dernier album est bien exploité avec les trois premiers singles extraits mais avec un retour aussi en 1987 à bord de la Renault 5 des parents de l’artiste ou encore avec les tendres Le baiser sans prénom et Premier pas sous la lune. Mais Calogero surprend surtout ses fans avec une setlist étonnante. Des morceaux plus joués sur scène depuis 10 ans et plus (Suis-je assez clair, Prendre l’air), des nouvelles versions (Un jour au mauvais endroit) et l’absence de deux gros succès de sa carrière, habituellement joués tournée après tournée (En apesanteur, Si seulement je pouvais lui manquer). Puis vient la séquence émotion avec Les feux d’artifice dont on écoute plus le titre comme avant et pour lequel le chanteur offre une version sobre et élégante mais revient vite à un son plus explosif et rock notamment en rendant hommage à Johnny Hallyday avec Gabrielle et des morceaux plus dynamiques de son dernier album et comme il se montre toujours autant proche de son public, Calogero offre son moment de gloire à celui-ci avec son fameux décibels mètre de cette nouvelle tournée.

Calogero se sera montré une fois de plus remarquable. Il prend du plaisir sur scène et en donne autant à ses fans qui ne ressortent jamais déçus. Deux heures d’un concert vibrant et époustouflant. L’artiste reviendra d’ailleurs en Suisse cet été, le 14 juillet au festival Sion sous les étoiles.

Après avoir lancé le coup d’envoi de son 13 Tour samedi dernier à Epernay, Indochine donnait ses trois premiers concerts à l’AccorHotels Arena à Paris les 16, 17 et 18 février sur cette nouvelle tournée, avant un retour en novembre prochain. 20’000 spectateurs chaque soir dans l’ex-Bercy pour vivre des shows époustouflants.

Les tournées d’Indochine se poursuivent et ne se ressemblent pas. Pour ce 13 Tour, le groupe annonçait des shows encore plus impressionnants que pour le Black City Tour et n’avait pas menti. C’est dans un AccorHotels Arena complet qu’Indochine se produisait trois jours de suite. Les fans sont impatients et se remémorent, en attendant, les tournées précédentes, leur premier concert du groupe ou encore la dernière venue de celui-ci dans ce lieu en 2010 qui portait encore à l’époque le nom de Paris-Bercy, quand le plafond de la salle s’illumine d’un « Black Sky » étoilé annonçant le début d’un concert intense d’une durée de 2h30.

Le décor est fascinant, le plafond hypnotisant à tel point qu’on en oublie presque que le groupe est sur scène et que Nicola Sirkis est à présent blond. On est pris d’une émotion indescriptible rien qu’en ayant les yeux fixés sur ce vaisseau spatial, un impressionnant dispositif vidéo nous faisant passer à travers une galaxie, changer de planète, on se croit entrer dans un film de science-fiction, on quitte terre. On part en 2033, on se dirige vers la Station 13 quand s’en suivent les anciens singles qui font toujours leur effet en live, Adora, Alice et June, Tes yeux noirs et les fans sont toujours aussi reconnaissants de ce que leur offre le groupe quand celui-ci réalise de « la putain de chance qu’il a d’avoir un public comme lui. »

Loin d’être fini, le voyage continue dans le passé cette fois-ci, retour dans les années 80 avec les entraînants A l’assaut, Canary Bay et Les Tzars. Les mains toujours en l’air, le public sait exactement ce qu’il faut faire comme sur Trois nuits par semaine. Un moment de communion unique et fort. Puis, Nicola Sirkis s’accorde un instant entre son frère jumeau et lui avec un Electrastar acoustique, sa voix et sa guitare pour emmener la chanson au ciel, là où les spectateurs regardent depuis le début.

Jusqu’à la fin les fans en auront eu plein la vue. L’aventurier est plus magistral que jamais. C’est que le début de ce 13 Tour mais on peut déjà dire qu’il restera longtemps dans les mémoires et même si Nicola Sirkis lance : « Je ne sais pas si je vais arriver au bout de cette tournée, c’est plus de mon âge », à la vue de tout ce qu’il donne sur scène pour satisfaire un public toujours aussi conquis d’avance.

La vie est belle avec Indochine et en sortant de l’AccorHotels Arena, il suffisait de lever les yeux au ciel pour s’apercevoir qu’une nuit étoilée prolongeait ce moment éblouissant.

James Blunt parcourt l’Europe avec The Afterlove Tour, une nouvelle tournée où l’amour est plus que jamais au rendez-vous avec toujours son humour légendaire.

Le chanteur est toujours aussi attendu sur chacune de ses tournées et ce n’est pas le froid de ce mercredi 8 novembre à Genève qui a empêché les fans d’attendre un certain temps dehors. Dix mois depuis l’annonce de cet Afterlove Tour, que les Suisses attendaient cette date, ce retour sur scène du britannique, à l’Arena, une salle qu’il connaît bien et jouant dans son pays d’adoption.

James Blunt a toujours tout pour plaire. Fait son entrée avec beaucoup d’énergie qu’il gardera même après 1h45 de concert. Les premiers titres sont consacrés à ses anciens albums mais The Afterlove ne tarde pas à être joué. Un cinquième disque romantique mais pas que, car si l’artiste déclare sans pudeur son amour pour sa femme, évoque sa paternité, il va plus loin en s’inspirant de Trump et qui hasard du calendrier était élu Président des Etats-Unis il y a exactement un an.

Toutefois, au-delà de ses « chansons pitoyables et de sa voix de fille » selon ses propres mots, c’est justement cet humour et cette autodérision qui plaisent aux fans et les réactions de ces derniers ne se font pas attendre, Blunt parle beaucoup sur scène, plus que d’habitude et dans un français de plus en plus bon. L’auteur-compositeur-interprète parle de tout, notamment de Ed Sheeran avec qui il a travaillé pour ce dernier disque et échange toujours autant avec son public.

Si les fans ont pu retrouver les singles les plus attendus You’re Beautiful, Goodbye My Lover, Same Mistake, Bonfire Heart ou encore 1973, la setlist a tout de même un peu interpellé certain, Love Me Better n’ayant pas été interprété. Néanmoins, le romantisme et le charme du chanteur ont encore frappé. Espérons que cette date romande n’ait pas été la seule sur cette tournée et qu’on puisse le revoir l’année prochaine sur un ou deux festivals open air, comme à son habitude.