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La tournée anniversaire des 30 ans de l’album des irlandais The Joshua Tree s’arrêtait à Paris, au Stade au France, pour deux soirs sold out en quelques minutes.

Photo : Jacques Demarthon. AFP

U2 fête un anniversaire et a convié 80’000 personnes au Stade au France pour les 30 ans de son cinquième disque. En 1987, le Stade de France n’était pas encore né que U2 commençait à faire pousser son Joshua Tree.

La soirée commence bien, Noel Gallagher et son groupe Noel Gallagher’s High Flying Birds ouvrent les festivités en jouant en première partie de cette tournée européenne et électrisent le stade avec leurs morceaux et tubes du groupe Oasis. Le public découvre ainsi ce qui semble être un écran géant derrière la scène. Un fond marron décoré de l’arbre de la pochette de l’album. Un bien maigre décor pour un tel lieu !

21h, le concert qui se déroule en trois parties débute, c’est parti pour 2h de show ! U2 démarre d’abord par quelques anciens singles en faisant son entrée sur Sunday Bloody Sunday. Plus les minutes passent, plus le public se demande à quel moment l’écran va s’allumer, histoire de voir quelque chose du fond du stade. Surtout que certains spectateurs se sont vu refouler de leur porte à côté de la scène car la pelouse était complète et ont dû se placer à l’arrière et d’autres ont déboursé jusqu’à 200€ en tribune carré or ! C’est lorsque le groupe entame ce fameux album, la seconde partie, qu’il s’allume enfin mais pour y diffuser que des (belles) images de paysages. Alors pour le moment, ça donne juste l’impression d’écouter un cd live, en compagnie de 80’000 personnes. Ainsi les gens se regardent, se baladent, quittent la pelouse.

The Joshua Tree est joué dans l’ordre de sa tracklist et forcément With or Without You arrive déjà après 30 minutes de concert mais toujours pas de U2 dans l’écran. Un exercice compliqué et risqué qui se fait de plus en plus, depuis quelques temps. Certains l’on réussi tels que Europe (The Final Countdown) ou Simple Plan (No Pads, No Helmets…Just Balls) mais en ce qui concerne The Joshua Tree, force est de constater qu’il n’est pas fait pour être joué dans son intégralité et que déjà à l’époque, le groupe ne le faisait pas. Toutefois, plus la soirée s’écoule, plus les membres commencent enfin à apparaître à l’écran. Après un peu plus d’1h de show et un album qui se termine avec en guest Patti Smith venue le 25 juillet accompagner les irlandais sur Mothers of the Disappeared il faut bien en donner plus pour le public et là, on peut compter sur eux.

Une troisième partie composée de leurs plus grands tubes, les énergiques Beautiful Day, Vertigo ou encore Elevation et un moment d’émotion avec One et en guise de cadeau et de conclusion à The Joshua Tree Tour 2017, après un concert trop engagé (anti-Trump, anti-Brexit, réfugiés, combats des femmes,…) The Little Things That Give You Away un inédit du prochain album Songs of Experience prévu dans les mois à venir.

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Inconnus il y a encore quelques mois, deux artistes ont attiré l’attention. Sur la scène du Détour, réservée aux découvertes, Octave Noire et Gauvain Sers ont attiré les foules avec chacun un seul album à son actif paru cette année et déjà programmés au Paléo Festival.

 

Octave Noire fait entrer le Paléo dans « Un nouveau monde »

© Paléo – Laurine Mottet

L’artiste parisien a fait voyager les spectateurs du festival avec son premier album Néon et si son premier single Un nouveau monde ouvre ce disque, pas besoin d’attendre le morceau sur scène pour y entrer directement. Avec une musique électro pop à la fois envoûtante et captivante, des sons d’une envolée totale, une voix grave et un petit air de Piers Faccini, le chanteur a su se constituer en Suisse un public déjà fidèle et attirer les plus curieux au Détour. Son sourire en disait long sur le plaisir pris de se produire au Paléo. Octave Noire a laissé planer sur la Plaine de l’Asse un sentiment de bien-être.

 

Gauvain Sers, le poète à la casquette en velours côtelé

© Paléo – Lionel Flusin

« Je suis un chanteur à casquette en velours côtelé marron originaire de la Creuse ! », telle est sa présentation personnelle lorsqu’il entre sur scène. Le protégé de Renaud se produisait non seulement pour la première fois dans ce « festival mythique » mais aussi le même soir que l’interprète de Mistral gagnant. Alors on s’imaginait déjà un petit duo plus tard dans la soirée sur la Grande Scène entre les deux artistes car on aurait beaucoup aimer retrouver encore une fois ce talent de 26 ans, ce qui ne fut pas le cas. Toutefois, le public nombreux et accueillant sous le chapiteau du Détour a pu apprécier ce moment passé avec lui, si nombreux que l’artiste a bien cru qu’il y avait ce soir-là « plus de Creusois en Suisse qu’il y en a dans la Creuse. »

Gauvain Sers c’est de l’humour mais c’est surtout des textes. A la fois engagé et touchant, le jeune homme a eu une véritable ovation méritée nous racontant sa nouvelle vie dans la capitale française et a su émouvoir les spectateurs avec son hommage à Charlie Hebdo, à la liberté d’expression mais aussi les faire sourire avec des textes plus légers et offrir un joli cadeau en interprétant pour la première fois en live un nouveau morceau.

Gauvain Sers reviendra en Suisse pour un second moment de bonheur, le 30 septembre prochain à l’Epicentre à Genève.

Pour le troisième Paléo de sa carrière, l’artiste a une fois de plus tout donné devant une foule immense venue écouter son dernier album & et ses anciens singles.

© Paléo – Anne Colliard

Une seconde journée au Paléo Festival de Nyon encore une fois très chaude et ce n’est pas l’artiste au 10 ans de carrière qui aura fait baisser la température, bien au contraire. Car invité pour la troisième fois et trois ans après son dernier passage au Paléo, c’est en admiration devant ses muscles, ses tatouages et sa chevelure blonde bouclée que les spectateurs ont succombé aux Arches. Une scène bien trop petite pour « le survivant de la Nouvelle Star », qui en 2014 se produisait en tête d’affiche et qu’il n’a pas manqué de souligner : « Le décor est différent ! ». Quant au public, le manque de place se fait savoir.

Peu importe, la joie d’être sur scène se lit sur son visage et ses fans lui montre qu’il est toujours le bienvenue. Alors que le concert débute à peine et que son dernier single en date Coco Câline est entamé, le chanteur est interpellé par la pancarte d’une fan sur laquelle était écrit : « Fais-nous un Coco Câlin ». La jeune fille a peut-être bien trouvé le point faible de l’artiste en le séduisant avec des mots doux puisqu’elle finira sur scène, la voulant à ses côtés.

Tout le monde entre dans son univers à la fois déjanté et touchant mais une autre surprise improvisée du public suisse fera son apparition. L’interprète de Paris-Seychelles racontant le rythme effréné que demande les festivals voulant faire croire qu’il n’est plus tout jeune, précisant ainsi qu’il a fêté ses 35 ans il y a deux semaines. L’occasion pour les fans de chanter « Joyeux anniversaire » quand ce n’est pas ses propres titres.

Julien Doré, c’est toujours une valeur sûre des festivals, un moment où le public entre dans un enthousiasme sans fin et on espère pouvoir lui dire à bientôt au Paléo sur la prochaine tournée !

Le Paléo a donné le coup d’envoi de sa 42ème édition ce mardi qui fut la première soirée à afficher complet en avril dernier en 3 minutes seulement, notamment grâce à sa forte tête d’affiche, les Red Hot Chili Peppers.

© Paléo – Lionel Flusin

Le 42ème Paléo Festival de Nyon s’est merveilleusement bien ouvert ; soleil, température qui dépassait les 30° et surtout la tête d’affiche la plus attendue pour cette première soirée placée sous le signe du rock.

D’abord le rock fougueux voire sensuel de Foals qui chauffait la Grande Scène et le public avec un show plus énergique sur la fin, avant de laisser la place à un rock plus explosif. Un public en remplace un autre, les fans arborant des T-shirts à l’effigie du groupe d’Anthony Kiedis.

Cependant, un autre spectacle se donne au Club Tent, en attendant. Les festivaliers courent admirer Carpenter Brut plutôt qu’une scène encore vide et autant dire que ce trio français assure ! Le groupe à l’univers bien à lui balance un métal teinté d’électro qui pourrait être sorti tout droit d’une B.O d’un film d’horreur de John Carpenter. Des mélodies assurées et des morceaux entièrement instrumentales. La meilleure découverte de cette première soirée.

23h30, sans surprise la Plaine de l’Asse est noire de monde pour ceux qui étaient tant espérés et tant attendus, les Red Hot Chili Peppers. Les californiens balancent tout de suite leur Can’t Stop pour ne pas s’arrêter une minute. Le groupe enchaîne les titres Snow (Hey Oh), Californication, By The Way pour se terminer avec Give It Away, tandis que le public se réduit peu à peu, afin de respirer. Si les spectateurs auraient aimé voir le chanteur plus proche d’eux, ils auront au moins pu se rendre compte qu’à 54 ans, Anthony Kiedis peut encore se permettre de se montrer torse nu.

© Paléo – Lionel Flusin

Alors les américains ont-ils pimenté le Paléo ? Moins qu’espéré, bien que l’énergie des musiciens et en particulier du bassiste Flea et du leader ait été bien présente mais l’attente et l’excitation du public depuis l’annonce en mars dernier de leur venue étaient si grande que chacun s’imaginait son propre show et aura eu au final qu’un condensé des meilleurs morceaux.

Le groupe a fait son comeback sur scène et a donné le coup d’envoi de sa tournée estivale ce mercredi 7 juin, en Suisse.

Evanescence est bel et bien de retour et si Amy Lee est le seul membre restant de la formation originel, le nouveau line-up semble avoir déjà été adopté par les fans de la première heure.

Le groupe se produisait au 27ème Caribana Festival de Nyon, au Port de Crans-près-Céligny, pour la première date de sa tournée estivale, avant de revenir dans les bacs à l’automne avec son nouvel album studio Synthesis, où il a réchauffé le public romand attendant dans une température automnale. Cependant, cela passe au-dessus de tous, Evanescence fait son entrée et « tout le monde est fou ». Fou de joie, fou du groupe, fou de sa chanteuse. Amy Lee séduit, ensorcelle et captive de sa voix puissante et de son énergie à couper le souffle.

Le groupe passe en revue ses albums, les titres s’enchaînent, les tubes aussi puis il propose au public un moment de douceur, un moment acoustique avec notamment une surprenante mais néanmoins réussie nouvelle version de My Immortal, en guitare/voix. Et le public n’est pas au bout de ses surprises quand les américains envoient un Say You Will puissant joué pour la première fois en live.

Généreux jusqu’au bout et après le très attendu Bring Me To Life en guise d’adieu, Amy Lee et sa bande offrent avant de quitter la scène, médiators, setlists et baguettes de batterie à la pelle aux fans venus nombreux applaudir le groupe dont ils attendent déjà avec impatience son retour en Suisse romande.

Simple Plan faisait son retour en Suisse romande, à la Salle des Fêtes de Thônex à Genève, dans le cadre de sa tournée anniversaire No Pads, No Helmets…Just Balls 15th Anniversary Tour. Le groupe a ravi son public avec sa générosité et des moments inattendus tout au long de la soirée.

La bonne idée du moment, c’est Simple Plan qui l’a trouvée en fêtant sur scène les 15 ans de son premier album No Pads, No Helmets…Just Balls qui n’a pas pris une ride, à la différence de nous autres, trentenaires et fans de la première heure, qui avons vieilli avec le groupe. Ce que les plus jeunes dans la salle, à peine nés à l’époque de la sortie du disque, nous rappellent.

Entendre en live l’intégralité d’un album, dans l’ordre de sa tracklist, c’est assister à un concert pas comme les autres mais un concert de Simple Plan se veut déjà différent des autres. L’énergie, la bonne humeur et l’humour des musiciens sont très communicatifs, ajouté à cela un accent québécois des plus plaisant et le groupe vous embarque dans un plaisir sans fin.

Toutefois, c’est dans un contexte particulier que le groupe se produit sur cette tournée européenne, le leader nous rappelant l’absence de David Desrosiers qui se bat contre une dépression majeure. Un manque que l’on remarque immédiatement. Sa place demeure inoccupée sur scène, comme pour lui dire que tous attendent son retour au plus vite. Les mots de Pierre Bouvier se veulent plein d’optimisme et rassurants pour les fans du bassiste.

The Show Must Go On ! La générosité des québécois est telle que le public à également droit aux singles extraits de tous leurs albums et c’est finalement à 15 ans de carrière auxquels on assiste et à des titres plus joués depuis un certain temps. Les fans se souviendront aussi longtemps de ces moments de partage avec le chanteur qui, lorsqu’il ne joue pas au ballon de plage avec eux, s’invite à leurs côtés le temps d’une chanson, en prenant place dans le fond de la salle.

Le plaisir prit par Simple Plan de rejouer son premier album s’est ressenti et c’est ce qui fait sa force, un groupe qui ne triche pas et un disque que l’on écoutera encore dans 15 ans !

Le chanteur se produit seul sur scène actuellement avec son premier album Jouons. Une tournée qui s’est arrêtée en Suisse, à Genève, pour un retour attendu de l’artiste.

Igit a publié le 31 mars dernier son premier album Jouons qu’il présente depuis quelques semaines sur scène et cette date suisse, au Chat Noir à Genève, le 30 avril. Si le disque est un bon moment de bonheur avec la voix suave de l’artiste et ses textes délicats, sur scène ce n’est ni plus ni moins qu’un moment de poésie, d’humour et d’amour.

Seul sur scène accompagné de son fidèle petit piano rouge, de sa guitare et de quelques objets à la fois décoratifs et utiles, il propose un instant tendre et généreux. Ses chansons prennent vie sous la forme d’une histoire captant l’attention du public. Une nouvelle expérience que d’offrir une soirée intimiste entre un public fidèle et un autre curieux mais dont tout le monde ressort conquis de ce conte musical chanté, parlé et illustré. L’interprète de Joie fait d’autant plus plaisir aux spectateurs qu’il les fait participer notamment lors d’un rappel inédit pour un artiste et que seul Igit, avec sa générosité peut encore offrir au public.

Courez voir Igit sur scène, cet « homme bon », pour une soirée de grâce et de poésie dont la tournée passe encore dans plusieurs villes de France et de Belgique.