Archives de la catégorie ‘Interviews’

Bastian Baker faisait son retour à Paris, ce mercredi 9 novembre, dans le cadre d’une tournée acoustique où il se produisait au Théâtre Les Etoiles. C’est lors d’une pause durant le soundcheck que l’artiste a accepté de répondre à quelques questions, de revenir sur son dernier album Facing Canyons et de parler de ce concert parisien.

bastian-baker

Ton troisième album Facing Canyons est sorti il y a un an en Suisse et depuis le 30 septembre seulement en France et ailleurs dans le monde. Quels sont les retours pour le moment ?

C’est toujours sur le long terme qu’on voit comment un album vit ou va vivre mais là où on est content des résultats c’est que depuis qu’on a mis l’album en international sur des plateformes comme Spotify, on a gagné un nombre conséquent de followers au mois, on est passé de 27’000 à quasiment 90’000. Du coup, c’est vraiment beau de voir que le fait de publier la musique et de la rendre disponible à l’international a crû en following. Après j’ai pas vraiment encore tourné dessus, donc on verra si les gens ont déjà écouté le nouvel album ou si ils sont restés à I’d Sing For You.

Sur cet album, tu y as mis de nouveaux instruments, trompette, saxophone, banjo, … Des nouveaux genres musicaux. D’où t’es venu ces envies ?

J’en ai jamais vraiment aucune idée. Par exemple, I Want You qui est la chanson funk, c’est une chanson pop basique et ça me saoulait d’en faire une chanson pop basique donc on a travaillé autour et on a trouvé ce truc un peu funky à l’arrache et on l’a gardé comme ça. On s’est demandé aussi si on devait plus produire ou peut-être perfectionner un petit peu plus puis finalement, on l’a gardée un peu root, on a gardé d’ailleurs les rires du début. C’était l’ambiance du studio. Après je pense que je suis influencé par ce que j’écoute et inspiré par les sonorités américaines.

Ce soir, tu retrouves ton public parisien après deux ans d’absence ici et ton dernier concert à La Maroquinerie. Déjà ça te fait quoi de revenir jouer à Paris ?

C’est chouette, j’aime bien être par ici, j’ai mes petites adresses, j’ai mes potes et si il y a bien un truc que j’aime en France c’est le public. C’est la seule raison de mon retour d’ailleurs et du coup, j’espère que les gens qui viennent ce soir seront contents de nous voir autant qu’on l’est de jouer pour eux.

Puisque tu parles du public, il est que 15h et il y a déjà quelques fans qui attendent devant la salle. Qu’est-ce que tu te dis en sachant cela ?

Pour moi, c’est toujours autant surprenant de voir que les gens prennent autant de temps pour nous. Moi quand je vais à un concert, j’ai plutôt l’habitude d’arriver 5 minutes en retard. Mais je trouve beau cet attachement et cette quasi dévotion. Après eux ils viennent aussi parce qu’ils savent qu’ils auront peut-être l’occasion de me parler avant et il y a aussi un côté être proche de l’artiste. Mais je leur conseille toujours d’aller boire un café et de se mettre au chaud, surtout en cette période.

Tu joues au Théâtre Les Etoiles, une salle intimiste. Tu étais seul durant le soundcheck mais comment va se passer le concert de ce soir ?

Il y aura Simon avec moi et pour toute la tournée en mode acoustique. On revisite les chansons et nous ça nous fait plaisir, c’est plus adapté aux salles de faire un truc comme ça.

Le fait que tu joues à Paris, on pense à ton titre Charlie From Sydney, sur ton dernier album, au sujet des attentats dont celui de Charlie Hebdo. Ce soir, tu l’aborderas de quelle manière ?

J’en sais rien encore. Il est vrai que c’est une chanson assez forte, surtout ici. Des fois je fais des petites présentations, j’explique un peu le contexte, des fois je le fait pas. Franchement, je sais pas encore mais c’est clair que jouer cette chanson ici, c’est très particulier.

T’as joué de nombreuses fois à Paris, quels sont tes meilleurs souvenirs de scène ici ?

La Maroquinerie c’était vraiment chouette, on a joué longtemps, on était bien déchaîné, ça reste mon meilleur souvenir.

C’est ta première date française sur cette tournée, t’en prévois d’autres ?

Pas d’autres pour le moment. On commence avec ça et on verra après si on étend un petit peu.

Pour terminer, je te laisse le mot de la fin, si tu veux rajouter quelque chose.

Vive la vie, soyez gentils et aimez-vous, tous autant que vous êtes.

Publicités

Igit, le demi-finaliste de la troisième saison de The Voice, faisait son retour à Genève, ce 31 octobre dernier, à l’épicentre. Avant de monter sur scène, l’artiste a pris le temps de répondre à une interview dans laquelle il parle, notamment, de ses impressions sur le public suisse, de sa future date à La Cigale à Paris et de son album attendu pour 2016.

Igit

Tu présentes sur scène ton EP Les voiles depuis quelques mois, déjà comment se passe la tournée ?

La tournée se passe très bien. Là on est un peu en pause parce qu’on est sur le point d’enregistrer l’album qui va sortir début 2016 mais c’est toujours un plaisir. On a un accueil très chaleureux et on a la chance, grâce à The Voice, d’avoir pas mal de gens qui viennent.

Ce soir tu joues à l’épicentre, à Genève, c’est la troisième fois en une année que tu viens dans cette ville, après le Chat Noir et le Festival Voix de Fête. Comment tu pourrais qualifier le public suisse ?

Très cool. On a toujours passé des bonnes soirées. Le public est fidèle parce qu’on revoit les gens d’une date à l’autre. Il est très chaleureux, très enjoué, on a toujours bien fait la fête en plus.

Quel est ton meilleur souvenir de concert à Genève ?

Le Chat Noir. Comme c’est un endroit qui se transforme en boîte de nuit ensuite, on était dans les loges en train de débriefer du concert et en sortant on était au même endroit sauf que c’était devenu une boîte de nuit.

Il y a donc ce nouvel album prévu pour 2016. Est-ce qu’il sera dans le même style que ton EP, Les voiles ?

Quelque part oui parce qu’on reste sur de la chanson française. Le message va être assez différent parce que autant Les voiles était plus introspectif, autant là c’est quelque chose qui sera plus tourné vers les gens. L’avantage d’un album c’est qu’il y a plus de chansons donc on peut plus se permettre d’aller varier entre l’acoustique/électronique que sur l’EP qui était plus cadré, bien qu’il y ait une chanson complètement acoustique. En tout cas, on travaille avec la même équipe et comme l’EP était assez froid mais ça collait avec le message introspectif, on a envie quand même de récupérer un peu de chaleur et c’est à ça qu’on travaille en ce moment.

Est-ce qu’on retrouve sur cette tournée des morceaux de ce prochain album ?

Il y a un morceau qu’on va jouer pour la troisième fois ce soir. Ca nous fait du bien parce que ça nous permet de faire des choses nouvelles, comme on a pas mal tourné avec le disque d’avant. Donc il y a un morceau qui s’appelle Encre Marine et qui sera sur le disque.

Ce nouvel album tu le jouera sur scène l’année prochaine avec surtout cette date à La Cigale à Paris, le 16 avril. Qu’est-ce que tu ressens à l’idée de te produire là-bas ?

Ca fait flipper un petit peu quand même et en même temps beaucoup d’excitation parce que ça va être super de jouer des nouveaux morceaux. Comme on a fait deux EP, là on fait un mélange mais certaines chansons, on les jouent depuis deux ans et demi donc c’est juste super de se dire qu’on repart à zéro, on fait une nouvelle création avec un petit décor et c’est beaucoup d’enthousiasme parce que ça nous fait plaisir de jouer des nouvelles chansons. Donc comme toujours, un peu d’appréhension et beaucoup d’excitation à l’idée de se diriger vers quelque chose de plus neuf.

Igit

Tu fais partie des artistes présents sur l’album hommage à Téléphone, Ça, c’est vraiment nous, sorti le 30 octobre. Comment tu t’es retrouvé dessus ?

J’ai signé il y a pas très longtemps sur le label Parlophone, une branche de Warner, et c’est eux qui s’occupe de faire l’hommage à Téléphone, du coup, tout simplement en tant que nouvel artiste, ils m’ont proposé de participer à ça et comme il y avait pas mal d’artistes que je respectais beaucoup, notamment Tété et Gaëtan Roussel qui sont sur le disque, du coup c’était dur de dire non dans le fait d’aller me mettre dans un espèce de collectif d’artistes comme ça que j’ai beaucoup admiré pour certain et très respecté. Donc j’étais ravi de le faire et ils ont été très cool parce que chacun a produit la chanson de son côté, on a pu travailler avec les gens qu’on voulait, moi j’ai gardé mes musiciens et ils nous laissait vraiment notre liberté d’être représentatif.

Sur l’album, tu y chantes Au coeur de la nuit. As-tu eu le choix du titre ?

Oui, j’avais le choix entre plusieurs titres et celui-là c’est vraiment celui qui me parlait.

Téléphone, ça représente quoi pour toi ? C’est un groupe que tu écoutes ?

Pour moi Téléphone, c’est un espèce de monument français dont tout le monde connaît les paroles, les gros tubes mais c’est pas mon style de musique de prédilection, du coup c’était encore plus intéressant de prendre une musique qui n’est pas forcément celle avec laquelle j’ai le plus d’affinité pour essayer d’en faire un truc et il y avait un challenge intéressant.

Pour terminer, y a-t-il des dates qui vont se rajouter et surtout est-ce qu’on va te revoir en Suisse ?

En général, une date en amène une autre. Nous, on est vraiment ravi de venir en Suisse parce qu’il y a toujours un super accueil donc si vous voulez qu’on revienne dans le pays, on est là, pas de souci. Il y a, notamment, des beaux festivals d’été qu’on serait ravi de faire, tel que le Paléo qui est un mythe parce que c’est l’accueil suisse plus le gros festival, donc on serait bien évidemment ravi de revenir.

Quelques heures avant de monter sur la scène du Café de la Danse à Paris, Ycare a donné un peu de son temps pour répondre à une interview dans le cadre de sa nouvelle tournée Entre deux tours.

Ycare

Tu remontes sur scène moins d’un an après la fin de ta dernière tournée, on peut en déduire que la scène te manquait déjà ?

Oui, plus que de faire un disque, largement. J’avais fait ce métier pour ne pas tomber dans une routine, écrire, aller en studio, sortir le disque, faire la promo, aller en concert,… J’ai eu la chance de rencontrer de nouveaux partenaires qui me suive sur ce projet-là de faire une tournée. Je fais ce métier pour chanter mes chansons devant des gens. Il y a des morceaux que j’ai écrit avant-hier et que je vais chanter ce soir. Cette tournée n’a pas de fin en fait.

Revenons juste un instant sur la tournée précédente, comment tu l’as vécue avec notamment cette date importante qu’était le Trianon ?

Ce sont des petits rêves qui se réalisent. J’étais allé voir M et Tété dans cette salle et je me demandais un jour si j’irais jouer là-bas. J’ai fait des petits rêves avec La Cigale, Le Trianon. On reprend par des salles comme Le Café de la Danse mais si ça continue à se remplir comme ça, on va vite revenir à ces petits rêves. J’adore jouer à Paris, il y a une énergie incroyable ici, il y a une espèce d’exigence du parisien, justifiée ou non et elle te met une pression supplémentaire qui fait que tu arrives à te démultiplier sur scène et donner un peu plus que ce que tu es toi seul.

Cette nouvelle tournée a démarré le 9 octobre, comment le public a-t-il accueilli ces nouvelles versions de tes chansons ?

Avec de l’attention parce que c’est ce que ça réclamait, la majeure partie des salles sont des places assises. Au début le public est un peu surpris parce qu’il a l’habitude de me voir bouger, avec une batterie derrière et des musiciens et là je me retrouve exactement comme dans ma chambre avec ma guitare ou un clavier à délivrer mes chansons comme ça, les ramener à la façon dont je les ai écrites. Il voit les choses telles qu’elles sont réellement, sans maquillage et j’aime cette idée-là. La seule chose qui est maquillée, c’est mon visage sur cette tournée. Toutes les autres tournées étaient maquillées de musique et là, la seule chose que je maquille, c’est mon regard.

Tu as eu l’impression de redécouvrir certaines de tes chansons ou tu as été surpris du résultat que pouvait en prendre certaines ?

Non parce qu’à la base elles viennent de ces versions acoustiques, je suis surpris de les voir évoluer en studio, devenir produites et après devenir plus rock sur scène. Là, je suis plus surpris de voir qu’elles gardent leur amplitude chez les gens. Par exemple, quand je chante Lapdance en guitare/voix, il y a pas de batterie et les gens sont debout et bougent comme si il y en avait une et du coup ils l’entende sans qu’il soit chanté, ils le sente et c’est intéressant.

Ce soir, tu joues au Café de la Danse à Paris (complet) mais le concert était programmé à L’Européen. Ce changement de salle peu de temps avant la date donne-t-il un coup de stress supplémentaire ?

Non. Il y a une phrase dans mon titre Avenue du troisième disque: « Ce sont les anges qui font les paradis ». Qu’importe le lieu, c’est nous qui faisons que l’endroit sera bien ou pas. C’est pas parce qu’on est au paradis qu’il y a des anges, c’est parce que nous sommes des anges qu’on est au paradis. L’Européen pouvait plus nous accueillir et Le Café de la Danse a gentiment pris le relais et je suis agréablement surpris de voir que la salle avait été refaite depuis mon dernier concert ici, il y a trois ans.

On t’a découvert dans la Nouvelle Star en 2008, à présent c’est toi qui déniche des nouveaux talents dans Music Explorer diffusé sur France Ô. Est-ce justement ton expérience du télé-crochet qui t’a donné envie à ton tour de découvrir des nouvelles voix ?

Non, c’est l’envie de voyage et de voir des talents dans le monde entier qui m’a donné envie de faire ce « job ». Ce que la Nouvelle Star m’a apporté là-dedans c’est d’essayer de ne surtout pas être un connard avec les candidats. Je ne dis pas que la Nouvelle Star est malveillante mais c’est de la télévision avec ce côté un peu potache, on aime bien les casseroles… Là on est bienveillant avec les candidats, on prend le temps, on passe quatre heures avec eux, même si ils ne savent pas chanter. Ils nous reçoivent chez eux, ils jouent leur vie donc on a pas le droit. Music Explorer est une vraie belle émission de télé. Le seul mot bizarre là-dedans, c’est télé, parce qu’on la sent même pas, elle est juste invité là comme une petite souris au-dessus de notre épaule pour vivre cette expérience extraordinaire qu’on vit depuis deux ans.

Pour terminer, c’est quoi la suite, tes projets et y a-t-il des dates qui vont s’ajouter sur la tournée ?

Ne jamais arrêter cette tournée. Ce soir, c’est complet, du coup on ouvre la Nouvelle Eve le 3 février 2016, si elle est complète, il y en aura une autre et ce sera pareil dans les autres villes de France et cette tournée ne s’arrête pas, j’aimerais ne jamais arrêter de chanter. Concernant les disques, ça va être à l’envers maintenant. Avant on faisait un disque puis une tournée pour celui-ci. Maintenant je fais une tournée et peut-être qu’un disque sera le souvenir d’une tournée. Mais là, je ne pense qu’à chanter avec ma guitare et aller partout.

Une tournée pour laquelle tu invites les gens à voter sur le site Bandsquare.com pour la ville dans laquelle ils aimeraient te voir jouer…

Ca ne s’arrêtera que lorsque les gens auront décidé qu’elle s’arrêtera. Elle n’a pas de fin. C’est eux qui seront les seuls décisionnaires de ma vie et plus un producteur. Il n’y a plus de filtre entre eux et moi et c’est génial !

Sa participation à la quatrième saison du célèbre télé-crochet The Voice, sur TF1, n’est pas passée inaperçue. L’occasion donc de revenir avec Neeskens sur tout ce qu’il a vécu ces derniers temps, mais aussi de parler avec lui de la sortie de son album et de la scène dont son tout premier concert en Suisse qu’il donnera le 23 avril.

Neeskens

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Neeskens, j’ai 35 ans. Le projet Neeskens existe depuis 4-5 ans, je suis basé du côté d’Annecy et je fais de la musique depuis de nombreuses années. J’ai sorti un mini album il y a deux ans et je vais sortir début juin mon premier album.

Vous faites de la musique depuis très jeune, vous donnez aussi des cours de chant. Comment la musique est-elle arrivée dans votre vie ?

Je fais de la musique depuis tout petit et c’est grâce à un contexte familiale où ma maman donnait des cours de piano à la maison et chantait beaucoup, alors j’ai abordé la musique comme cela et de manière autodidacte. Ensuite, j’ai monté des groupes et chanté dans beaucoup de ceux-ci quand j’avais 15-20 ans et j’ai jamais arrêté depuis de chanter et de composer.

Et il y a la scène aussi que vous faites depuis plusieurs années, avec toute cette expérience, pourquoi avoir fait The Voice seulement maintenant ?

Jusqu’à maintenant, The Voice, c’était pas quelque chose que je m’étais interdit mais presque, dans le sens où j’aurai aimé pouvoir m’en passer. Quand on est issu d’un milieu plutôt indépendant comme moi, aller faire The Voice c’est quelque chose qu’on envisage pas, à la base. Et cette année, j’ai enregistré et autoproduit mon album et j’ai été contacté par les casteurs de The Voice et ça m’a semblé assez judicieux d’y aller cette année parce que j’avais besoin d’une visibilité et d’une mise en avant. En plus, c’est un peu d’une pierre deux coups, car j’y suis allé parce que j’en avais besoin et en même temps j’ai vécu une super aventure et de l’avoir vécue, peut-être que je l’aurai faite plus tôt, finalement. J’ai trouvé cette expérience plutôt enrichissante.

Lors des épreuves ultimes, vous avez chanté en français mais surtout le titre La Légende de Jimmy, interprété par Diane Tell. Pourquoi ce choix ?

J’ai choisi cette chanson pour plusieurs raisons. Il fallait que je chante en français, à ce moment-là et le fait d’avoir grandi et habité au Québec pendant dix ans a fait que j’aime beaucoup cette chanteuse, sa voix et c’est une chanson qui me plaît beaucoup et en plus de tout ça, c’est je pense la chanson qui me permettait le plus d’y apporter ma touche à moi, je pouvais vraiment l’adapter, y faire des modifications et la faire à ma façon. Je pense que c’est ce qui m’a le plus plu dans ce choix, je pouvais vraiment montrer qui j’étais à travers une reprise et quel était mon univers musical.

En ce moment, on peut vous retrouver sur scène et le 7 avril dernier vous avez donné un concert complet à La Boule Noire à Paris. Quelles ont été vos impressions ?

C’était super ! J’ai fais beaucoup de concerts à Paris, ces dernières années et à chaque fois c’est un public fidèle mais pas très nombreux. Et là, de pouvoir remplir une petite salle comme la Boule Noire, c’était une grande satisfaction et c’était aussi pour moi la confirmation que de participer à The Voice était une bonne chose parce que ça amène des gens dans la salle. Pour nous, avec mes musiciens, c’était un peu une récompense de pas mal de travail.

Vous parcourez la France mais il y a une date unique en Suisse, le 23 avril prochain, au Beau-Rivage Palace, à Lausanne. A moins que je me trompe, c’est la première fois que vous donnez un concert dans ce pays ?

C’est la première fois, ce qui peut paraître bizarre parce que j’habite pas loin et ça fait des années que je me dis et qu’on me dit pourquoi je ne viens pas en Suisse ! Et voilà, ça se fait maintenant.

Ce sera pas une salle mais un bar, est-ce qu’on s’adapte facilement à ce genre de lieu ?

Oui on s’adapte. J’ai joué dans des bars pendant longtemps, même si ces dernières années c’était de moins en moins fréquent. Il y a ce côté proximité, le fait d’être au même niveau que les gens, d’être proche d’eux, mais il faut s’adapter plutôt en terme de technique, au niveau du son et après tout ce qui est du contact humain, ça se fait naturellement.

Y aura-t-il quelque chose de particulier pour ce premier concert en Suisse ?

Ce sera comme d’habitude mais on a apporté pas mal de nouvelles choses au répertoire et des nouveaux morceaux. Mais ce sera la première fois en Suisse donc on pourra pas être comme d’habitude !

Avec cet album dont la sortie est pour bientôt, j’imagine que vous jouez aussi des morceaux de celui-ci sur scène ?

Oui complètement. On va retrouver un mixte de mon nouvel album et de quelques nouveaux morceaux. On travaille depuis longtemps avec mes musiciens et ces derniers temps on a pas mal de nouvelles choses qu’on a envie de montrer.

Pour ceux qui ne vous auraient encore pas vu sur scène et pour leur donner envie de venir vous voir, ça ressemble à quoi Neeskens en concert ?

En concert, on essaie de montrer de l’émotion et de la nuance et on aime bien justement partir tout en bas pour aller tout en haut, faire un morceau juste guitare-voix ou piano-voix avec un morceau beaucoup plus arrangé avec de la batterie et des percussions. Donc on essaie qu’il y ait une palette de sensation assez large pour justement provoquer des choses chez les gens. C’est un peu notre but de créer de l’émotion et que les gens puissent le ressentir.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Il y a l’album qui sort et on va pouvoir en faire la promotion. On a fait un clip déjà et on va en faire un deuxième. Il y aura des concerts cet été et à la rentrée et ensuite, rapidement, je risque de retourner en studio pour un deuxième album parce qu’on va essayer de raccourcir ce temps entre les deux disques. Mais dans un premier temps, c’est la sortie de l’album et les concerts.

Pour terminer, voulez-vous rajouter quelque chose ?

Pour les gens qui souhaitent plus d’infos ou découvrir ma musique avant les concerts, vous pouvez aller sur mon site internet www.neeskensmusic.com

Virtuose de l’harmonica qu’il joue depuis ses seize ans, Charles Pasi était en Suisse, à Genève, pour présenter en live son troisième album Sometimes Awake. L’artiste qui se fait trop rare dans le pays parle de ce disque, de la scène et de son premier Olympia prévu pour l’année prochaine.

Charles Pasi

Tu as sorti ton troisième album Sometimes Awake en octobre dernier, comment s’est déroulé l’enregistrement de ce disque ?

On l’a beaucoup enregistré au studio de Meudon en région parisienne, avec des musiciens différents. Il y a eu beaucoup de prises live et après on l’a mixé un peu à Paris et à New York.

Et contrairement aux précédents, celui-là tu ne l’a pas autoproduit.

J’ai pris un réalisateur qui s’appelle Jean-Philippe Verdin, qui a fait beaucoup de choses pour lui et pour d’autres et on a vraiment les mêmes références en terme de jazz et de blues. Et en même temps, il vient de la musique électronique et ça m’intéressait d’avoir aussi une autre vision et ça m’a servi. Quand on travaille tout seul, on est vite confronté à ses limites et on peut tourner en rond et là je ne voulais pas refaire les mêmes choses, retomber dans des facilités qui me venaient spontanément.

Ces sonorités jazz, blues et soul sont entrées comment dans ta vie ?

J’écoutais ça depuis tout petit à la maison, c’est cette musique-là qui passait, donc je pense que ça m’a imprégné profondément et après je m’y suis remis au moment où j’ai étudié la musique, c’est vers là que je suis allé en priorité.

Il y a quelques années, tu as composé des musiques de films et l’acteur Louis Garrel a même réalisé un de tes clips. On voit beaucoup de chanteurs jouer la comédie, cette rencontre avec le cinéma te donne-t-elle envie d’en faire un jour ?

Ca circule beaucoup mais j’ai jamais vraiment fait de musiques de films. J’ai fait des adaptations de chansons, j’ai doublé Kad Merad dans un truc, mais j’ai pas vraiment créé de musiques de films. Par contre, on a mis des chansons à moi dans des films.

Après, jouer la comédie, pas du tout. J’aime pas trop ce côté où tout le monde veut tout faire, parce que ça paraît facile. J’ai beaucoup de respect pour le métier de comédien et du coup j’ai pas envie de rajouter un mauvais acteur à une liste déjà innombrable de mauvais acteurs.

Tu es en ce moment en tournée et tu viens de passer la journée à Genève où tu as donné, quelques heures plus tôt, un showcase à la FNAC. Comment on arrive à capter l’attention d’un public peu nombreux ?

C’est souvent le public qui m’aide plus que moi je le met dans l’ambiance et qui m’aide à me rendre compte que je suis sur scène. Moi à la base, je viens des bars où on apprend tellement à pas attendre des gens, on les dérange parfois parce qu’ils veulent parler. Donc j’ai pas vraiment un truc pour capter l’auditoire, je suis un peu ce que je ressens, je vais plutôt dans le sens du public.

Charles Pasi 2

Ta tournée passera par la mythique salle de l’Olympia à Paris, le 1er février 2016. Est-ce que tu réalises déjà, un an avant, que tu vas faire ton premier Olympia ?

Pas du tout. Je sais pas ce que je vais jouer mais je sais que le show sera différent. Je vis des trucs vraiment sur le moment, je pense que je m’en rendrais compte quand je serais dessus avec des gens dans la salle et je vais vraiment me dire qu’on y est. Mais c’est un rêve !

Ce soir, tu joues à l’Epicentre, tu te souviens de ta première venue en 2011 ?

C’est une salle que j’adore ! Je me souviens rarement des salles où je joue parce qu’elles se ressemblent beaucoup. Mais je me souviens de ce concert parce qu’on a peu joué en Suisse et j’avais adoré le son et les gens.

Y aura-t-il d’autres dates en Suisse, dans le courant de l’année ?

J’espère mais ça dépend pas de moi alors je lance un appel aux suisses (rires). C’est un pays que j’aime beaucoup, c’est un autre public, une autre sensibilité et j’aime bien voyager. Mais il y a un bon public, les trois fois où j’ai joué, j’ai adoré ! A la fois, il y a, cette attention que les suisses te donnent d’office et en même temps, il y a une vraie réaction, si ils aiment vraiment, ils te le montrent. Parfois, ils paraissent très attentifs et silencieux, au début j’étais un peu intimidé, mais ils écoutent vraiment jusqu’à la dernière note du morceau et là ils te le rendent.

Pour ceux qui ne t’aurais jamais vu sur scène et pour leur donner envie, ça ressemble à quoi Charles Pasi en live ?

J’ai pas ce recul sur moi-même mais je pense qu’on s’amuse, en tout cas. Je fais ce que j’aime, la musique, et c’est là que je m’amuse le plus et je pense que ça se ressent.

Pour terminer, aimerais-tu dire quelque chose à tes fans ?

Merci aux gens qui se déplacent, c’est quand même grâce à eux que je me déplace aussi.

Charles Pasi album

Charles Pasi – Sometimes Awake

Album disponible depuis 2014

Believe Recordings

 

Julien LOko se produisait à l’Entrepôt de Paris, ce 21 mars dernier, et a accordé un peu de son temps, juste après les balances, pour une interview dans laquelle il parle de son nouvel album Graffiti Cowboy, de la scène ou encore de son public.

Lors de la dernière interview, tu disais être impatient que ton album Graffiti Cowboy sorte, maintenant qu’il l’est, quels sont tes impressions ?

Je suis super content de la réaction des gens et des médias, c’est hyper positif parce que j’ai vraiment donné beaucoup de choses dans cet album, que ce soit au niveau musical comme au niveau implications, c’est un moment musical que je donne et c’est super parce que du coup c’est accueillit sans prise de tête, sans préjugés et sans avis tout fait. Mais même si il y a du négatif, des gens qui n’aiment pas forcément, ça suscite, en tout cas, un intérêt et c’est ce qui m’intéressais sans vouloir révolutionner le genre, mais en tout cas faire la musique qui me touche, qui me plaît et que j’avais envie de partager.

Ces retombées positives te permettent-elles de monter sur scène plus sereinement ?

Oui et ça permet même d’aller plus loin, de retravailler une version live très différente que celle de l’album pour que les gens qui l’ont aimé viennent découvrir une nouvelle vision du répertoire. Je trouve que c’est important et j’ai eu l’occasion de la travailler avec une équipe passionnée de musique, l’équipe des Voix du Sud, donc c’était super de pouvoir travailler dans ce sens là et ça me rend encore plus impatient. C’est le deuxième temps puisque après la sortie de l’album, il y a la scène et c’est génial !

Les internautes t’on aidé à financer l’album sur KissKissBankBank, as-tu eu des craintes que certains d’entre eux ne puissent pas l’aimer, une fois sorti ?

Non parce que j’avais testé toutes les chansons en live pendant la contrepartie, donc du coup les gens connaissaient les chansons, je me suis permis une surprise sur l’album, un titre que les gens adorent, un duo avec Joko qui s’appelle Zombie Deluxe, donc pas du tout de craintes et ça s’est fait sans ombre.

Comment est né ce duo avec Joko ?

Je sortais du studio où je venais d’enregistrer le EP et dans le train j’écoutais les mixes, puis je suis allé sur Deezer où elle était en coup de coeur et j’ai écouté son album que j’ai trouvé génial et je me suis dit qu’il fallait trop faire un duo avec elle. Donc on lui a écrit pour lui proposer un duo LOko/Joko et ça s’est fait hyper naturellement.

Verra t-on ce duo un jour en live ?  

On va essayer de faire en sorte qu’elle soit là sur les prochaines dates mais j’ai un concept plus fort c’est que les gens qui ont écouté l’album, pour eux, le duo LOko/Joko, c’est un peu comme si c’était le chat qui est avec moi, « Zombie », comme si c’était un duo avec mon chat, donc c’est très drôle et je me dis que c’est un truc à garder, j’aimerais bien faire un duo avec mon chat sur scène.

Ce soir, tu joues à l’Entrepôt et tu fais, en ce moment, des petites salles. On arrive facilement à capter l’attention d’un public restreint ?

Avant la tournée de Dracula, j’ai fais dix ans de café-concert dans des pubs avec un public qui ne me connaissait pas et qui ne m’écoutait pas, donc j’ai appris à captiver les gens, à les intéresser avec mes chansons. Là, la chance que j’ai, c’est qu’il y a toujours un public qui se déplace pour venir me voir donc il y a déjà une partie conquise. L’autre, c’est les gens qui n’auraient pas adhéré à l’album ou qui ne connaisse pas, il faut les surprendre avec quelque chose de nouveau en live et c’est ce que j’essaie de faire avec cette version. Il y a beaucoup de machines, d’électro, il se passe pleins de choses avec les mains, c’est très visuel.

Et tu as réussi à toucher un public assez large…

Depuis la Nouvelle Star, ça a fédéré beaucoup de monde, de générations et d’univers musicaux très différents et très fidèle. Il y a des gens qui suivent depuis le début et ça grandit de jour en jour.

As-tu un rituel avant de monter sur scène ?

Non. Peut-être le truc que je fais inconsciemment ou consciemment c’est que j’ai toujours une pensée pour Jeff Buckley, avant de monter sur scène. J’y pense, c’est tout.

Et on se souvient de ta reprise de Hallelujah

Ca m’a beaucoup porté, il y a un lien vers cet artiste qui m’a vraiment marqué, que j’ai découvert une nuit à quatre heures du matin, grâce à un copain qui m’a fait écouter l’album et oui, j’ai toujours une pensée.

Qui sont les musiciens qui t’accompagne sur scène ?

On est une formule très légère, on est deux ou trois maximum, parce que je voulais faire quelque chose de très différent. Il y a Octave, pianiste, guitariste, chanteur et multi instrumentiste et Guillaume à la batterie. Quand on peut faire la formule trio, on est bass, batterie, guitare avec beaucoup de machines.

Laisses-tu une part d’improvisation en live ?

C’est la première fois que je répète et que je travaille autant donc il y a un peu moins de liberté, mais j’aime bien. Longtemps, avec le café-concert, j’ai fais très libre, là c’est réduit et c’est hyper important pour moi aujourd’hui, d’avoir cette rigueur là, parce que ça présente l’album en live de façon presque aussi impeccable que sur le disque, donc c’est très différent mais je trouve ça super !

Tu est très cinéphile, tu es aussi réalisateur. Aurais-tu l’envie, un jour, de composer une musique de film ? Ou as-tu déjà eu une proposition ?  

J’ai envie mais on me l’a pas encore proposé. Par contre, j’ai fais des B.O pour des pièces de théâtre, ce qui est un exercice assez différent et c’est hyper intéressant parce que c’est un spectacle vivant et donc quand on a ses chansons avec les comédiens qui jouent et la musique derrière, je l’ai déjà fait. Pour le cinéma, je le ferai volontiers, si ça se présente.

Y aura-t-il des concerts en dehors de la France ?

Comme on est en indé, les dates on les montent nous-même et il faut un réseau ou des connaissances. Il y a une structure qui fait que pour la France, on peut établir des dates mais pour l’étranger c’est toujours un peu plus compliqué.

Penses-tu déjà au prochain single ou au titre que tu aimerais mettre en avant ?

Non, je les aimes tous (rires) ! Si je pouvais, je ferai un clip pour chaque chanson ! Et pour l’instant, on a sorti le teaser de Déshabille toi pour intéresser les gens qui ne connaîtraient pas l’album et le répertoire. Pour identifier qui est Julien LOko et un son. On s’en sert comme d’un spot publicitaire et pour dire que ce que vous voyez là, vous le verrez sur scène mais sans les flashs (rires) !

As-tu un petit mot à dire à tes fans ?

J’ai toujours pleins de choses à dire. C’est grâce à eux que cette album existe, qu’on peut faire des dates, j’ai voulu donner énormément sur cet album et je suis toujours hyper touché de voir tout ce qu’ils me donnent. De voir qu’ils sont là, qu’ils se déplacent, qu’ils attendent, qu’ils connaissent les chansons, c’est hyper fort. Ils sont hyper attentifs à tout, c’est un public en or.

Retrouvez les dates des concerts de Julien LOko sur son site officiel www.julienlokomusic.com

Le dernier clip Tout ça n’est pas très grave en duo avec Anaïs Delva:

 

Le teaser Déshabille toi pour l’album Graffiti Cowboy:

Ycare reviendra dans les bacs le 17 mars avec son troisième album La Somone, porté par les titres entraînants Pourvu que tu viennes et Sors. Pour l’occasion, l’ancien candidat de la Nouvelle Star 2008 nous en dit un peu plus sur ce nouvel opus qui sort trois ans après Lumière noire.

Nous sommes à quelques jours de la sortie de ton nouvel album La Somone, comment te sens-tu ?

Serein et angoissé, les deux en même temps. Il y a des moments où je me dis que j’ai pris le temps de faire ce disque donc je vais l’assumer comme à chaque disque, et un peu stressé, ce qui est normal, et je sais pas pourquoi mais c’est le troisième, c’est important et j’ai pas envie de décevoir les gens et le public. J’espère avoir fait un disque qui ressemble à leurs inspirations et qui corresponde à leurs attentes. C’est avant tout ça qui me stresse un peu, j’espère que ça va plaire aux gens.

Pourquoi ce titre, qu’est-ce que La Somone ?

La Somone c’est au Sénégal, sur la petite côte, là où j’ai grandi, j’allais tout les week-end là-bas avec mes parents. J’ai commencé à exister là-bas, on va dire. J’ai commencé à y jouer de la guitare, c’est un coin assez romantique et j’y ai un tas de souvenirs.

A l’écoute de l’album et avec ce titre, on a l’impression que tu étais nostalgique au moment de l’écriture, était-ce le cas ?

Oui, c’est comme ça que je me sens un peu et que je sens aussi les gens qui m’entoure. Face aux réalités, on a hâte d’être à demain pour que ça aille mieux mais comme on en est pas sûr, on se rattache un peu aux joies passées, on revient à une période qui nous rappelle des choses fantastiques, qu’on les aient vécu ou pas. Et avec les deux premiers extraits, il y a un peu ce côté on en a rien a fiche de demain, amusons-nous maintenant. On a besoin de tous s’amuser.   

C’est un album aussi qui invite à l’évasion et au voyage, à l’image des deux premiers clips, c’était également une direction que tu voulais prendre pour ce troisième album ?

Oui, mais sans perdre de vue nos responsabilités. C’est pas parce que l’on s’évade par moment que l’on doit être un adulte irresponsable et l’album est disparate, il y a plusieurs couleurs, plusieurs tessitures de voix.

Par contre, l’album était prévu, au départ, pour septembre dernier et aurait dû s’appeler Chanteur, pourquoi ces changements ?

J’ai changé de label au sein de ma maison de disques et comme toute grosse structure, ç’est des choses qui prennent du temps et il fallait qu’on se concerte. Du coup, ça m’a permis d’écrire des nouvelles chansons et d’autres qui arrivent, même là, le disque étant fini, j’ai écrit une nouvelle chanson qui s’appelle On ne s’entend pas et j’ai pas eu le temps de la mettre dans le disque donc je vais me débrouiller pour la produire et la mettre dans la version digital, je crois. Comme j’écris en permanence, à chaque fois j’ai le sentiment que le disque n’est pas achevé.

C’est là que l’on voit la différence entre le studio et le live, ça te permet peut-être de jouer des nouveaux titres ?

Je le fais tout le temps. Je fais de la musique avant tout pour être sur scène, j’aime chanter devant les gens et après c’est super qu’ils écoutent dans leur salon, dans leur chambre ou dans leur ipod, pour ce souvenir d’un moment réel passé ensemble. Moi j’achetais des disques après être allé à un concert ou juste avant pour découvrir et si ça me plaisait j’allais vite au concert et c’est là qu’est la vraie musique.

Tu joues beaucoup avec les mots, comme tu le fais sur le titre Pourvu que tu viennes, par exemple, et on dirait que c’est très facile pour toi. Qu’est-ce qui te vient en premier quand tu écris une chanson, les paroles ou la musique ?

Pour le coup, c’était très drôle Pourvu que tu viennes, le refrain est venu en rigolant, j’étais en train de rire tout seul ! « Pourvu que tu viennes, que tu viennes à Vienne avec moi, boire un rhum à Rome, … » C’était un jeu et je me suis dit jusqu’où je vais aller et j’ai trouvé ça très très drôle (rire). Mais j’ai mis du temps avant d’appeler mes éditeurs pour leurs faire écouter cette chanson parce que le refrain est super joyeux et ça ne me ressemblait pas tellement d’avoir un truc d’aussi léger et du coup, ça a ouvert une porte dans mon comportement musical.

Pendant que tu travaillais sur cet album, tu as également écrit pour d’autres artistes (Nolwenn Leroy, Matthieu Mendès, Joyce Jonathan, Florent Mothe, …), y a-t-il des chansons qu’au final tu aurais aimé garder pour toi ou pour l’album ?

Non, à l’envers. C’est-à-dire que toutes les chansons de ce disque, La Somone, auraient pu être chantées par quelqu’un d’autre. La palette est tellement variée sur ce disque, qu’à chaque fois que je l’écoute je me dis: « A qui j’aurai pu offrir cette chanson ? » Mais il faut bien que j’en garde pour moi et je sais pas si j’ai la vocation à écrire plus que chanter mais je me pose pas la question. J’écris et si une chanson plaît à Garou, à Nolwenn Leroy ou à Florent Mothe, c’est avec plaisir et je me dis que j’en écrirais d’autres pour moi.   

Pour fêter la sortie de l’album, tu prévois un showcase le jour même, à la Bellevilloise à Paris. Penses-tu déjà à la réaction que pourra avoir le public qui entendra pour la première fois les nouvelles chansons ou pas du tout ?

J’arrive à dresser une ébauche de ce qui va se passer. Ca fait deux ans que je n’ai pas chanté, imaginons que je suis un téléphone portable et que je suis branché et en charge depuis deux ans, j’ai donc les batteries bien pleines ! (rires). Mais il va falloir que je reste un peu calme parce que c’est un showcase et pas un énorme concert mais je suis plein d’énergie donc je suis plus en train d’essayer de me dire qu’il faut que je me contienne et garder cette énergie pour me canaliser. Mais j’ai hâte d’y être !    

Je te laisse le mot de la fin, si tu veux rajouter quelque chose.

Je vous souhaite à tous d’être heureux.

Le dernier clip d’Ycare, Sors: