Charles Pasi en interview: « C’est souvent le public qui m’aide à me rendre compte que je suis sur scène »

Publié: 08/03/2015 dans Interviews
Virtuose de l’harmonica qu’il joue depuis ses seize ans, Charles Pasi était en Suisse, à Genève, pour présenter en live son troisième album Sometimes Awake. L’artiste qui se fait trop rare dans le pays parle de ce disque, de la scène et de son premier Olympia prévu pour l’année prochaine.

Charles Pasi

Tu as sorti ton troisième album Sometimes Awake en octobre dernier, comment s’est déroulé l’enregistrement de ce disque ?

On l’a beaucoup enregistré au studio de Meudon en région parisienne, avec des musiciens différents. Il y a eu beaucoup de prises live et après on l’a mixé un peu à Paris et à New York.

Et contrairement aux précédents, celui-là tu ne l’a pas autoproduit.

J’ai pris un réalisateur qui s’appelle Jean-Philippe Verdin, qui a fait beaucoup de choses pour lui et pour d’autres et on a vraiment les mêmes références en terme de jazz et de blues. Et en même temps, il vient de la musique électronique et ça m’intéressait d’avoir aussi une autre vision et ça m’a servi. Quand on travaille tout seul, on est vite confronté à ses limites et on peut tourner en rond et là je ne voulais pas refaire les mêmes choses, retomber dans des facilités qui me venaient spontanément.

Ces sonorités jazz, blues et soul sont entrées comment dans ta vie ?

J’écoutais ça depuis tout petit à la maison, c’est cette musique-là qui passait, donc je pense que ça m’a imprégné profondément et après je m’y suis remis au moment où j’ai étudié la musique, c’est vers là que je suis allé en priorité.

Il y a quelques années, tu as composé des musiques de films et l’acteur Louis Garrel a même réalisé un de tes clips. On voit beaucoup de chanteurs jouer la comédie, cette rencontre avec le cinéma te donne-t-elle envie d’en faire un jour ?

Ca circule beaucoup mais j’ai jamais vraiment fait de musiques de films. J’ai fait des adaptations de chansons, j’ai doublé Kad Merad dans un truc, mais j’ai pas vraiment créé de musiques de films. Par contre, on a mis des chansons à moi dans des films.

Après, jouer la comédie, pas du tout. J’aime pas trop ce côté où tout le monde veut tout faire, parce que ça paraît facile. J’ai beaucoup de respect pour le métier de comédien et du coup j’ai pas envie de rajouter un mauvais acteur à une liste déjà innombrable de mauvais acteurs.

Tu es en ce moment en tournée et tu viens de passer la journée à Genève où tu as donné, quelques heures plus tôt, un showcase à la FNAC. Comment on arrive à capter l’attention d’un public peu nombreux ?

C’est souvent le public qui m’aide plus que moi je le met dans l’ambiance et qui m’aide à me rendre compte que je suis sur scène. Moi à la base, je viens des bars où on apprend tellement à pas attendre des gens, on les dérange parfois parce qu’ils veulent parler. Donc j’ai pas vraiment un truc pour capter l’auditoire, je suis un peu ce que je ressens, je vais plutôt dans le sens du public.

Charles Pasi 2

Ta tournée passera par la mythique salle de l’Olympia à Paris, le 1er février 2016. Est-ce que tu réalises déjà, un an avant, que tu vas faire ton premier Olympia ?

Pas du tout. Je sais pas ce que je vais jouer mais je sais que le show sera différent. Je vis des trucs vraiment sur le moment, je pense que je m’en rendrais compte quand je serais dessus avec des gens dans la salle et je vais vraiment me dire qu’on y est. Mais c’est un rêve !

Ce soir, tu joues à l’Epicentre, tu te souviens de ta première venue en 2011 ?

C’est une salle que j’adore ! Je me souviens rarement des salles où je joue parce qu’elles se ressemblent beaucoup. Mais je me souviens de ce concert parce qu’on a peu joué en Suisse et j’avais adoré le son et les gens.

Y aura-t-il d’autres dates en Suisse, dans le courant de l’année ?

J’espère mais ça dépend pas de moi alors je lance un appel aux suisses (rires). C’est un pays que j’aime beaucoup, c’est un autre public, une autre sensibilité et j’aime bien voyager. Mais il y a un bon public, les trois fois où j’ai joué, j’ai adoré ! A la fois, il y a, cette attention que les suisses te donnent d’office et en même temps, il y a une vraie réaction, si ils aiment vraiment, ils te le montrent. Parfois, ils paraissent très attentifs et silencieux, au début j’étais un peu intimidé, mais ils écoutent vraiment jusqu’à la dernière note du morceau et là ils te le rendent.

Pour ceux qui ne t’aurais jamais vu sur scène et pour leur donner envie, ça ressemble à quoi Charles Pasi en live ?

J’ai pas ce recul sur moi-même mais je pense qu’on s’amuse, en tout cas. Je fais ce que j’aime, la musique, et c’est là que je m’amuse le plus et je pense que ça se ressent.

Pour terminer, aimerais-tu dire quelque chose à tes fans ?

Merci aux gens qui se déplacent, c’est quand même grâce à eux que je me déplace aussi.

Charles Pasi album

Charles Pasi – Sometimes Awake

Album disponible depuis 2014

Believe Recordings

 

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